![]() |
La Lettre de l'Adullact |
![]() |
n°14 |
| janvier 2005 |
|||
| Association des Développeurs
et Utilisateurs de Logiciels LIbres pour les Administrations et les
Collectivités Territoriales |
|||
spécial - SYSTEMES D'INFORMATION GEOGRAPHIQUE
Les données se géolocalisent massivement, des SIG s'installent partout, les tableaux
de bord
se répandent et tous les gisements de données sont sollicités pour
servir au pilotage des collectivités et des
administrations. Les données non géo-référencées seront demain
inutilisables. A la différence des entreprises, les collectivités ne se
délocalisent pas (c'est
même à cela qu'on les reconnaît :-) Sur ces territoires qui sont leur
souci propre, les questions liées au changement
climatique, aux données environnementales, au tourisme, au
développement économique, à la mixité sociale et à l'aménagement du
territoire, vont requérir de plus en plus
d'outils. Nous pouvons affirmer sans beaucoup de chance de nous
tromper que la révolution à venir sera celle de l'espace numérique.
L'internet était un espace sans lieu. Il se pourrait bien que
les réseaux, après nous avoir affranchi des distances qui nous
séparaient, en viennent à se réenraciner dans les lieux que nous
habitons, les routes que nous parcourons parcourons, les espaces où
nous rêvons. Logiciels libres, standards ouverts et données publiques en matière de Systèmes d'Information Géographique ? C'est le sujet que nous nous proposons pour ouvrir cette année 2005. Bonne année à tous. Et bonne année à l'argent public. | ||||||||||||||||||
| logiciels libres |
formats ouverts |
données publiques |
||||||||||||||||
Un effort conjoint des grands acteurs publics... et tous
disposeraient de briques logicielles très puissantes, adaptées à
leurs besoins et interopérables.
Localis est un
logiciel libre pour gérer rapidement des communautés orientée lieu.
Un des premiers projets effectif de cartes où l'essentiel était
d'écrire dessus de manière coopérative.
La démarche entreprise par plusieurs départements dans la cadre de la loi de décentralisation, doit aboutir à la publication sous licence libre (GPL ou CeciLL) de leur outil de référence : ROUTEN. Il s'agit du référentiel du Système d'Information développé par le SETRA et co-financé par le CG31. Pour sa part, le CG83 a développé un outil complémentaire pour alimenter la base ROUTEN avec SIR Collecte (sur des PDA). A la demande des départements, l'ADULLACT est chargée d'animer cette communauté autour des outils routiers et
ainsi contrôler les développements tout en assurant le financement des
extensions mais dans l'esprit du libre où l'argent public ne paiera
qu'une fois. Les deux prochaines étapes consistent à officialiser la
publications sous licence libre de Routen puis nous réunirons les
utilisateurs pour débuter les travaux en commun.
Nous lançons un groupe de travail SIG à l'Adullact. Si vous êtes intéressés, merci de vous inscrire avec ce formulaire. (Vous pouvez aussi écrire à contact@adullact.org en demandant à faire partie du groupe SIG) |
L'arrivée du XML n'a pas fini de transformer les
standards. Mais la révolution du SVG est probablement en marche. SVG ?
(Scalable Vector Graphics), c'est simplement un standard pour décrire
des images vectorisées. Et c'est du XML.
![]() Plusieurs évolutions sont possibles. Parmi elles: l'apparition de sites web écrit entièrement en SVG (cela signifie que les navigateurs devront s'y mettre, ils ne sont pas encore nativement prêts, à part Mozilla, mais cela peut aller très vite, et ceux qui tiennent la road map des développement des grands navigateurs le savent).
Pour l'heure, c'est encore la guerre de standards. Standards propriétaires, qui interdisent l'interopérabilité et l'échange de donn+ées. Standards ouverts concurrents. Certains pays, comme au Canada, ont pris de l'avance en définissant des standards très élaborés dans les domaines de la géolocalisation pour les usages publics.
Des initiatives remarquables se font jour pour unir les forces autour de standards ouverts. Des consortium à l'échelle planétaire se font jour. ![]() Open Geospatial Cosnsortium, OpenGIS, GML (Geography
Markup Language), WMS (Web Map Service, récemment approuvé comme
standard ISO/TC211), autant de formats avec lesquels il va falloir
compter.
opengis ![]() L'interopérabilité des systèmes
d'information géographique est un enjeu majeur. A l'hheure actuelle il
est tout à fait possible qu'une ville dispose d'un SIG incapable de
communiquer avec le département ou la région. Chacun dispose
d'information, peu la partagent. Beaucoup de doublons existent et du
temps est perdu, et surtout de gigantesques gisements d'information ne
sont pas exploités comme il le pourraient, en matière touristique et
économique en particulier.
L'aménagement numérique du territoire commence par l'aménagement du territoire numérique !
La représentation spatiale a toujours fasciné les êtres humains, depuis les premières cartes du monde connu jusqu'à nos projections modernes. ![]() Les réseaux nous donnent l'occasion de faire faire un
progrès considérable: à la faveur de l'interopérabilité l'unification
des cartes, les données pourraient bien converger vers une carte
unique, sur laquelle nous pourrons écrire.
Nos cartes ne sont pas jointives, nos calques ne sont pas interopérables, les citoyens ne disposent que de représentations spatiales pauvres en ligne, et en lecture seule. Deux révolutions sont en marche: la grande unification de la carte, et le droit en écriture sur la carte. Une seule carte
et l'on peut peut écrire dessus. |
![]() La transposition des directives européennes en matière de mise à disposition des données publiques pourrait être l'occasion de rendre la représentation de l'espace public accessible, au moins pour les données brutes.
Toutes les données géographiques ne sont pas appelées à devenir publiques. Certaines font l'objet de convention de non-divulgation, par exemple pour les plans de certains réseaux de communications. Ensuite, certaines données sont sensibles: la position des produits dangereux sur un territoires peut bien être accessible aux pompiers, mais peut-être pas à tout le monde. De même certaines données démographiques géolocalisées pourraient faire l'objet de détournement dans le discours politique. Il reste néanmoins de très nombreuses données, touristiques, économiques, historiques, qui pourraient faire l'objet d'un partage beaucoup plus large. Le département du Loiret a eu une intiative remarquable en la matière. Chez nos voisins, c'est évidemment Genève qui a la palme. Son expertise en matière de SIG est absolument remarquable.
![]() Des programmes libres permettent déjà d'extraire et de commencer à traiter les données extraites.
![]() Le
projet UPCT était présent à Autrans. Ce furent des traces et des points
relevés par Laurent Delage et Olivier Zablocki dans une commune jumelée
avec Autrans: Puilborea. Ce fut aussi l'occasion pour Michel Bondaz de
revenir à Autrans où il y a deux ans il avait lancé l'idée d'UPCT. Deux
ans après, promesse tenue, la carte-mère est en ligne.
Bonne année 2005 |
||||||||||||||||